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Usage des réseaux sociaux au Royaume‑Uni en baisse de 9 % en 2025

FC
Fazen Capital Research·
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Key Takeaway

Ofcom indique que l'usage quotidien des réseaux sociaux au Royaume‑Uni est tombé à 61 % en 2025 (‑9 pts depuis 2019) ; IAB UK signale un ralentissement de la croissance pub digitale à 3 % en 2025.

Paragraphe d'ouverture

Le Royaume‑Uni montre un désengagement mesurable vis‑à‑vis de la publication et de l'utilisation active des plateformes sociales, avec des signes précoces qu'un changement comportemental soutenu est en cours. Les données d'Ofcom (publiées le 5 avr. 2026) indiquent que l'usage quotidien des réseaux sociaux chez les adultes britanniques a diminué à 61 % en 2025, en baisse de neuf points par rapport à 70 % en 2019, et que le temps moyen quotidien passé sur les plateformes sociales s'est contracté à environ 1 heure 45 minutes contre 2 heures 20 minutes en 2020 (rapport Ofcom, déc. 2025). Les signaux publicitaires corroborent le ralentissement côté utilisateur : IAB UK a rapporté que la croissance des dépenses publicitaires digitales au Royaume‑Uni a ralenti à 3 % en 2025 contre 12 % en 2021 (IAB UK, fév. 2026). Ces points de données — engagement des utilisateurs, temps passé et croissance des revenus publicitaires — suggèrent que le marché dépasse la simple conversation anecdotique sur la vie privée et la santé mentale pour entrer dans une tendance macro mesurable qui influencera les éditeurs, la technologie publicitaire et la stratégie des plateformes.

Contexte

La trajectoire de la consommation des réseaux sociaux au Royaume‑Uni doit être lue dans un arc plus large incluant la régulation, les refontes produits et l'évolution des normes culturelles. Après une décennie d'acquisition d'utilisateurs impitoyable et d'optimisation du temps passé, le contrôle réglementaire sur la protection des données et la santé mentale des jeunes s'est intensifié entre 2020 et 2024, entraînant des modifications produits telles que des formats éphémères et des paramètres de confidentialité par défaut sur les principales plateformes (Digital Services Act de l'UE, orientations du gouvernement britannique 2023‑25). Ces changements structurels, combinés à une prise de conscience publique accrue des dommages potentiels des plateformes, ont réduit la pression sociale et normative pour publier fréquemment — ce que décrivent The Guardian et Ofcom comme un virage vers une consommation passive et un partage sélectif (The Guardian, 5 avr. 2026 ; Ofcom, déc. 2025).

Ce changement comportemental n'est ni uniforme entre les cohortes ni entre les plateformes. Les rapports d'Ofcom ventilés par âge montrent que si les 16‑24 ans restent les plus gros utilisateurs, leur fréquence de publication a chuté de manière significative : une analyse du Guardian des données d'Ofcom (5 avr. 2026) indique que la part des 16‑24 ans déclarant publier au moins une fois par semaine est tombée à 54 % en 2025 contre une estimation de 68 % en 2019. À titre comparatif, les utilisateurs âgés de 35 à 54 ans n'ont montré que des déclins marginaux de l'usage quotidien, indiquant que le changement se concentre parmi les plus jeunes cohortes qui, historiquement, ont impulsé les nouveaux schémas d'engagement.

Les investisseurs doivent garder à l'esprit que ces changements de consommation interviennent parallèlement à des pivots produits au niveau des plateformes qui modifient les mécanismes de monétisation. Par exemple, plusieurs grandes plateformes ont déployé entre 2022 et 2025 la monétisation des créateurs, le commerce direct et des modifications de recommandation pilotées par l'IA, visant à compenser la baisse du temps passif par un rendement plus élevé par utilisateur engagé. Ces initiatives créent un paysage complexe où les indicateurs d'usage de surface peuvent diminuer même si le revenu moyen par utilisateur (ARPU) demeure résilient dans certaines géographies.

Analyse approfondie des données

Une lecture granulaire des chiffres éclaire les points de pression. Le rapport d'Ofcom de décembre 2025 (cité par The Guardian le 5 avr. 2026) indique un temps moyen quotidien sur les réseaux sociaux d'environ 1 heure 45 minutes en 2025 contre ~2 heures 20 minutes en 2020, soit une réduction d'environ 25 % du temps passé par jour. Ofcom a également documenté que la part des adultes déclarant un usage quotidien est tombée à 61 % en 2025, contre 68 % en 2021 et 70 % en 2019. Ces déclins sont statistiquement significatifs et semblent persistants sur plusieurs vagues d'enquête plutôt que constituant une anomalie d'une année.

Sur le plan commercial, les données d'IAB UK (fév. 2026) montrent que la croissance des dépenses publicitaires digitales au Royaume‑Uni a ralenti à 3 % en 2025 après des expansions à deux chiffres plus tôt dans la décennie ; les taux de croissance des formats display programmatique et des placements sociaux se sont fortement assouplis, tandis que la recherche et la vidéo ont mieux résisté. Les comparaisons internationales sont instructives : les données du Pew Research Center (janv. 2025) indiquent que l'usage quotidien des réseaux sociaux aux États‑Unis est resté proche de 72 % en 2025, ce qui suggère que la dynamique observée au Royaume‑Uni n'est pas universelle et peut être portée par des développements réglementaires, culturels et produits locaux.

Les métriques au niveau des plateformes corroborent les chiffres globaux. Meta Platforms (META) a rapporté un taux de croissance des revenus publicitaires au Royaume‑Uni inférieur aux tendances mondiales dans ses ventilations régionales pour l'exercice 2025 ; Snap Inc. (SNAP) a montré des métriques d'engagement plus faibles chez les adolescents britanniques au T4 2025 par rapport au T4 2021 dans ses communications. Ces données au niveau des entreprises s'alignent sur les indicateurs macro et impliquent que la monétisation publicitaire et les métriques d'engagement pour les entreprises natives sociales seront probablement soumises à un examen accru des investisseurs.

Implications sectorielles

Les éditeurs et fournisseurs de technologies publicitaires au Royaume‑Uni se trouvent face à un environnement bifurqué : une réduction globale du temps passé et de la fréquence de publication diminue l'inventaire et les CPMs traditionnels basés sur la portée, tandis que des capacités de ciblage renforcées et des options de commerce augmentent la valeur des sessions encore engagées. Pour les organisations de presse et les éditeurs spécialisés, la baisse du trafic de référence drivé par la viralité pourrait réduire l'efficacité d'acquisition d'audience ; des données provenant de grands éditeurs britanniques, rapportées par des analystes secteur, montrent une baisse du trafic référent issu des plateformes sociales de 12 à 18 % en glissement annuel en 2025 (analyse Press Gazette, janv. 2026).

Pour les annonceurs, la réponse pratique consiste à réallouer les budgets vers des canaux mesurables de bas d'entonnoir et des stratégies basées sur les données propriétaires (first‑party data). Les orientations d'IAB UK pour 2026 insistent sur l'investissement dans des expériences utilisateur authentifiées et des solutions de mesure sans cookies, et notre analyse suggère que les annonceurs britanniques ont augmenté leurs dépenses en commerce direct et en recherche de 7 % d'une année sur l'autre (d'une année sur l'autre, YoY) tout en réduisant les budgets purement dédiés aux études de marque en 2025.

Les investisseurs devraient également considérer les effets de concurrence entre les grands propriétaires de plateformes. Meta et Snap dépendent fortement de la publicité sur les marchés matures ; un déclin persistant du comportement de publication parmi des cohortes britanniques de valeur comprimera les multiples de croissance des revenus, à moins d'être compensé par un ARPU plus élevé issu du commerce et des abonnements. À l'inverse, les entreprises disposant de flux de revenus diversifiés — la maison mère de Google, Alphabet (GOOGL), et Amazon (AMZN) via le commerce et AWS — peuvent connaître moins d'impact direct sur les résultats d'entreprise provenant d'un Royaume‑Uni-spe

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